
L'Épiphanie: fête de la famille humaine
La fête du 6 janvier est celle de la visite des mages. Il s'agit de
personnages qui sont associés à des sages. Rappelons que la
définition de sagesse, à l'époque, ne correspond pas
totalement à la nôtre. La sagesse, à l'époque de Jésus,
correspondait davantage à notre concept de connaissance. En
ce sens, les mages sont des lettrés exerçant l'astrologie. Au
temps de Jésus, on croyait que les phénomènes célestes constituaient la réalité première.
Les événements terrestres reflétaient ce qui se produisait dans le ciel. Ainsi, on croyait
qu'une étoile apparaissait à chaque naissance. Une étoile plus lumineuse manifestait un
appel, une vocation plus singulière. Or ces mages - qui sont devenus des rois mages dans
la tradition chrétienne subséquente- interprètent ces signes astraux.
Par le récit des mages, Matthieu insiste sur le fait que les païen-ne-s de toutes les nations
sont convié-e-s à vivre selon la dynamique du Christ. Cette invitation
s'adresse à toutes et à tous qui expérimentent fondamentalement une
même relation à l'Absolu. La traduction religieuse de cette expérience
dépend, pour une large part, de la culture.
En résumé, l'auteur de l'évangile de Matthieu nous rappelle que nous,
êtres humains, sont les membres d'une seule et même famille. Le récit
des mages est une invitation du Christ à construire le Règne de dignité, d'égalité et de
justice avec l'ensemble de l'humanité. Celle-ci est appelée à reconnaître son unité dans
la diversité comme une force de vie et d'amour.
Patrice Perreault, agent de pastorale
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